Je souffre
sans savoir pourquoi.
Un malheur que je crois
sans source.
À l'adolescence on morfle
me dit-on
mais je vois bien :
les autres...
ils ne souffrent pas pareil.
D'où vient
ce trou béant
en moi ?
Dans un café où elle a rendez-vous avec l’homme qui partage sa vie, une femme se retrouve face à une nouvelle inattendue qui la pousse à replonger dans ses jeunes années. Elle a quatorze ans tout à coup. Elle rêve d’amour et trompe sa peur de la nuit en écoutant de la musique dans ses écouteurs.
Quand, enfin, elle le rencontre, Lui, c’est tout son univers qui bascule…
Un roman saisissant et audacieux qui résonne comme un cri du coeur dans l’obscurité.
"C'est ça, la liberté. Sensible, rythmé, émouvant, poétique, universel, unique. Lu en apnée."
Librairie Aux Feuilles Volantes
"Bouillonnant, urgent, poignant. Un roman qui donne des clés, ouvre des portes sur un ailleurs meilleur."
Coup de coeur FNAC Grenoble, Sandrine Dantard
"Ce roman en vers libres nous happe pour ne plus nous lâcher, calé sur la musique entêtante des tubes diffusés dans les écouteurs de la narratrice, scandé parfois comme un rap, brut, qui vient des tripes et extrêmement poétique."
Librairie La Bouillotte
"Immense coup de coeur pour ce roman féministe en prose."
La Nouvelle Librairie Sétoise
"Les sentiments et les émotions sont bouleversants de justesse et ce roman très audacieux se lit d'un seul souffle tellement le style est fluide."
Ludivine Bon @cafenoiretpolarsgourmands
"Aurélie Delahaye parvient parfaitement à décrire ce que l'on ressent parfois à l'adolescence... l'ambivalence entre l'envie de mettre un pied dans le monde adulte et celle de rester les deux pieds dans l'enfance... cette ambivalence qui se fracasse contre les parois de notre corps.... de notre tête... de notre coeur."
@perette85
J’ai eu l’idée et l’envie d’écrire ce livre en 2018, mais il a mis plusieurs années à émerger. J’en ai écrit des pages et des pages. Trente, puis on recommence. Dix, on s’arrête, ce n’est pas la
bonne direction. Soixante, peut-être qu’on tient quelque chose. Non, ce n’est pas ça, toujours pas ça. J’ai écrit 250 pages, bien rangées dans des dossiers de mon ordinateur, toutes bonnes à
jeter à la corbeille.
Jusqu’à ce que je déjeune avec deux amies illustratrice et autrice jeunesse (Claire Gaudriot et Anne Loyer), que l'on parle de la liberté qu’offre la littérature jeunesse, des explorations qu’on peut y mener. Et tout à coup, je me suis autorisée. J’ai pris le clavier, prise d’une frénésie, sans savoir où j’allais. Le roman a commencé à s’écrire en vers libres. Cette fois, tout était juste, j'avais trouvé la voix de mon héroïne, que je souhaitais intime.
J’ai choisi les Éditions Le Soir venu, maison d'édition née en 2025, et sa fondatrice Charlène Guinoiseau pour porter cet ouvrage.
Parce qu’elle et une partie de son comité de lecture (notamment Marceline Bodier) ont lu dans mon roman tout ce que j’avais voulu y écrire, et même au-delà. J’ai compris que j’avais réussi le défi que je m’étais lancé : l’universalité du roman malgré la spécificité du sujet.
Charlène Guinoiseau a dû prendre des chemins de traverse pour réaliser son rêve d’éditer de la littérature, et j’affectionne particulièrement les chemins de traverse. On regardera peut-être de haut le fait qu’elle vient de l’univers pratique, mais Charlène n’en met pas moins de cœur, d’intelligence, d’audace et d’humilité dans ce qu’elle fait, remporte des enchères d’ouvrages best-seller et sait très bien s’entourer.
Pour toutes ces raisons, je n'ai pas résisté au bonheur de me lancer avec elle dans une aventure qui démarre.